La diffusion des patrimoines cinématographiques et audiovisuels et Internet


Por Félix del Valle
Universidad Complutense


“ C i n é m a / F i l m :  Aspects actuels de la valorisation des patrimoines cinématographiques et audiovisuels ” Vendredi 24 et samedi 25 novembre 2000 Paris - Palais du Luxembourg 


     

                Je représente ici dans le Colloque au Département de Bibliothéconomie et Documentation de la Faculté de Sciences de l’Information de l’Université Complutense de Madrid et je veux remercier à l’Université Paris 8, les organisateurs du Colloque et surtout M. Guy Fihman par l ‘invitation à présenter cette intervention.

     

    Le patrimoine audiovisuel constitue un ensemble d’objets très différents. La grande diversité de documents et matériaux que surgint dans le procès de production et diffusion d’un document audiovisuel doivent être conservés, restaurés et catalogués. Ils constituent le témoignage historique de son temps et éclairent les liaisons entre les différentes sources artistiques, techniques, industrielles et économiques qu’intervient dans la réalisation et réception des oeuvres cinématographiques.

     

    Définition du patrimoine audiovisuel

    Le document audiovisuel apparaît au centre d'un ensemble plus vaste de matériels et d'informations collectées et inclus dans les archives audiovisuelles. Cet ensemble constitue le patrimoine audiovisuel. La définition suivante  est proposée par l’Unesco :

    Le patrimoine audiovisuel comprend, sans que la liste soit limitative :

    a) «  Les productions de son enregistré, productions radiophoniques, productions cinématographiques, productions télévisuelles ou autres, comprenant des images en mouvement et/ou des sons enregistrés, que ces productions soient ou non essentiellement destinées à la communication au public ;

    b) Les objets, les documents, les oeuvres et les éléments intangibles ayant un rapport avec l'audiovisuel, qu'ils soient considérés d'un point de vue technique, industriel, culturel, historique ou autre, notamment les documents se rapportant aux industries du film, de la télévision de la radiodiffusion et de l'enregistrement du son tels que la documentation, les scénarios, les photographies, affiches, les documents publicitaires, les manuscrits et les artefacts tels qu'équipement technique et costumes ;

    c) Les concepts tels que la perpétuation de savoir-faire et d'environnements en voie de disparition associés à la reproduction et à la présentation de ces documents.

    Dans cette définition, le patrimoine audiovisuel comprend évidemment à la fois le matériel textuel et les matériels "intermédiaires" mentionnés ci-dessus qui sont liés au document audiovisuel. Les scénarios, par exemple, font partie de ce patrimoine parce que ce sont des scripts destinés à la radio, à la télévision ou au cinéma, non parce que ce sont des scénarios.

     

    Je veux parler spécialement des archives de télévision : La télévision affecte notre vie depuis la naissance jusqu’à la mort. La Tv nous informe, mous amuse, nous éduque mais nous ne faisons presque rien ni systématique ni assez sérieux pour préserver ces documents que sont les programme de télévision.

    Les documents de télévision sont multiples, multiformes, incompatibles, dépendants, opaques et ambiguës. Ils naissent obligatoirement, par intérêt de la technique que ne prétend pas créer des documents pour le futur sinon plutôt résoudre ses problèmes provoqués para la transmission de l’information. Conséquence de cela c’est que tous les décisions relatives à l’essence des documents sont pris par les ingénieurs d’information et télécommunications mais pas par les archivistes.

    Ils sont beaucoup des pays dont il n’y a pas une loi du patrimoine relatif à la télévision et  sont les Télévisions qui prennent les décisions de préserver ou éliminer les documents audiovisuels qu’ils créent. 

                Les principaux problèmes des archives de télévision sont :

    1.      Conservation de matériaux très fragiles et dépendants de technologies qui changent trop rapidement. Puis l’apparition du support vidéo à la fin des années cinquante on a travaillé avec beaucoup de formats différents qui exigent magnétoscopes divers. La numérisation est déjà la réalité dans les télévisions et çà pose  des questions très difficiles de résoudre pour la conservation et numérisation des anciens supports.

    2.      La restauration est encore peu développée et surtout très en relation avec la numérisation, et ça c’est un grand change par rapport le document original.

    3.      Enjeux technologiques reliés avec le traitement du signal et du message qui posent des nouvelles questions pour les travaux de control, catalogage et repérage des clips vidéo.

    4.      Représentation avec langages textuels, mais irruption de l’image et du son dans les traditionnelles bases de données documentaires.

    5.      Sélection de matériaux conditionné par l’actualité

     

    Les archives de télévision posent formes diverses de diffusion et communication parce qu’ils sont crées pour les objectifs suivants :

     

    1. Rediffusion  de programmes.
    2. Élaboration de nouveaux produits d’après les matériaux d’archive.
    3. Rediffusion de nouvelles ou fragment de nouvelles dans le contexte d’informations actualisées.
    4. Utilisation d’images de personnes, lieux ou thèmes comme ressources d’illustration.
    5. Copie administrative.
    6. Elaboration de travaux de recherche par les entreprises de télévision ou par les Universités, Partis Politiques, Organismes publics ou privés.
    7. Commercialisation et vente aux organismes de télévision nationaux ou étrangers, producteurs publicitaires ou au public.
    8. Outil de référence historique.
    9. Diffusion dans les circuits de vidéothèques.
    10. Nouveaux usages domestiques : Câbles, télédistribution, éditions vidéo.

     

     

    Informatisation de la Culture. Culture en ligne.

     

    Internet c’est la numérisation de la culture, la culture en ligne. Mais il faut prendre des décisions sur qu’est-ce qu’il faut numériser et pour que public. Internet permet mettre à la disposition des utilisateurs des copies numérisés d’informations et documents intouchables jusqu’à ce moment.

    L'Internet est de plus en plus utilisé pour transmettre des images et des sons. Lorsque les limitations touchant la bande passante auront été surmontées, la diffusion en temps réel d'images et de son de qualité TV pourra devenir une réalité universelle. Le net est déjà utilisé pour assurer la première diffusion de nouveautés audio, et les sites web offrent des possibilités entièrement nouvelles d'accès à une combinaison de texte, d'images et de sons sous une forme souple et personnalisée.

     Les utilisateurs plus probables seront les chaînes de télévision et les producteurs audiovisuels mais va être possible aussi une consultation dirigée aux recherchistes, professeurs et étudiants.

    Quelles questions cela pose-t-il pour les archives audiovisuelles ? En tant que support de communication, l'Internet possède au regard de l'utilisateur final un énorme potentiel pour trouver et transmettre des images et des sons. Il facilite également la recherche en direct. Autrement dit, il démocratise l'accès à l'information à un degré auparavant impossible. Ce qui soulève une nouvelle série de questions en matière de droit d'auteur, de format et de technologie, car les matériels d'une collection doivent être numérisés avant de pouvoir passer sur le réseau.

    La numérisation explore activement le potentiel de conservation de technologies digitales et autres copiant tout en également se rappelant qu'il reste l’obligation essentielle de sauvegarder les films initiaux pour aussi longtemps que possible. La distinction entre l'accès digital et la conservation digitale est principale au rôle archivistique pour de nouvelles technologies électroniques. Celles-ci transforment déjà l'accès de film mais les archives devraient insister sur le fait que certains critères rigoureux soient rencontrés avant que de nouvelles technologies soient adoptées comme médias de conservation. Ces critères incluent: (a) image et qualité de son égale à l'original; (b) capacité de supporter la production de nouveaux éléments de film sans perte significative d'image ou de bruit; (c) une longévité archivistique (idéalement, 100 ans) à côté d'assurance que le matériel de play-back serait disponible pendant un temps étendu; (d) capacité à enregistrer en états raisonnables de la température et d'humidité; (e) la capacité pour enregistrer des données du film initial au besoin  des restaurations; et (f) un coût de copie pas plus grand que de film à film

     

    Dans l'âge de l'information maintenant que l'information visuelle peut être transmise par une combinaison de nouveaux médias et de technologies digitales, beaucoup de rôles s'ouvrent pour les archives audiovisuelles. Mais pour tous les espoirs et promesses, leur futur exact n'est pas du tout clair. Les archives deviendront des musées de film? Deviendront-ils des nœuds sur l'omnibus de l'information? Essayeront-ils d'offrir un intervalle des options? Les défenseurs des nouvelles technologies prévoient que les archives publiques pourront fournir des services à plus d'utilisateurs et aux sites éloignés, bien que les coûts associés à la numérisation du matériel visuel suggèrent que les associés privés soient nécessaires.

                Cependant, les archives des chaînes privés de télévision, au moins â l’Espagne, ont abordé le procès de numérisation obligatoirement, et avec programmes et basses de données préparé par des ingénieurs. Celles ci proposent des outils technologiques pour le traitement automatique de l’information audiovisuel et ils considèrent que les matériaux analogiques anciens doivent être éliminés. 

     

     

    Représentation de contenu/Organisation hypermédia.

     

    Internet sont des contenues. La numérisation a impulsé aux archives les découvrant un nouveau contexte de diffusion dont c’est possible surmonter les limitations inhérentes aux caractéristiques des documents. Mais il faut penser des nouveaux produit hypermédia pour diffuser le patrimoine. Il faut appliquer les nouvelles techniques de catalogage ajoutant les codes MPEG7 et les metadata DC. C ‘est nécessaire penser des formes de représentation de toute sorte de documentation relationé avec le patrimoine pour établir les liaisons correctes parmi ces documents. On propose des hypermédia qui combinent les matériaux provenant de :

    BD de film

    BD de techniques du film et de la télévision

    BD de matériaux

    BD d’équipes

    BD de personnes

    BD historiques et événementielles

    BD de producteurs, distributeurs, exhibitions

    BD de législation

    BD bibliographiques

    BD bandes du son

    BD photográphiques

    BD de presse

    BD de projets de restauration

    Mais pour qu’on  puisse  utiliser de telle information, il lui est nécessaire de commencer par la localiser. Au même moment, l'augmentation du nombre d'informations potentiellement intéressantes rend la recherche de plus en plus difficile. Des solutions sont dors et déjà proposées pour faciliter la recherche d'information de type texte. En effet, de nombreux moteurs de recherche sont accessibles sur le Web et font même partie des sites les plus visités, ce qui montre une réelle demande pour ce type de produit. Il n'est pour autant pas possible de chercher des informations sur un contenu audiovisuel, puisqu'il n'existe en général pas de descriptions reconnaissables de ce type d'information. Dans certain cas particulier, des solutions existent cependant. Des bases de données multimédia permettent aujourd'hui de chercher sur le marché des images à partir de certaines caractéristiques comme la couleur, la texture ou la forme d'objet dans l'image.

    On  travaille à trois niveaux différents : Le Framework ou marque général d’organisation qui serve de protocole aux échanges entre systèmes, comme le Warwick Framework et le Resource Description Framework (RDF). Le Model c’est la structuration sémantique de données dont je signalerai Dublin Core, très souple et facile d’appliquer à toute sorte de documents ou objets et MPEG-7 que par son orientation multimédia j’expliquerais un peu. Le troisième niveau c’est le format ou langage, la structuration syntaxique des données : SGML et XML, entre des autres.

    Objectif de MPEG-7

    MPEG a commencé à mettre au point un nouvel outil de travail pour répondre au problème décrit précédemment. Ce nouveau membre de la famille MPEG, appelé "Multimédia Content Description Interface" (MPEG-7) étendra les capacités de recherche limitées d'aujourd'hui pour inclure d'autres types d'information. En d'autres termes, MPEG-7 va spécifier une description standard de différents types d'informations multimédia. Cette description devra être associée au contenu lui-même, comme metadata pour permettre la recherche rapide et efficace des informations qui intéressent l'utilisateur.

    Ces "matériaux" incluent : images, graphiques, audio, vidéos et de l'information sur comment ces éléments sont combinés dans une présentation multimédia (scénario). La description peut être attachée à n'importe quel matériau multimédia, quel que soit le format de la représentation. Même si la description de MPEG-7 ne dépend pas de la représentation du matériau, le standard s'appuie en un certain sens sur le standard MPEG-4 qui fourni quant à lui les moyens de coder des matériaux audiovisuels.

    La description standardisée des différents types d'information peut résider en un certain nombre de niveaux sémantiques. Pour prendre l'exemple d'un matériau visuel :

    • un niveau d'abstraction bas pourrait être la description de la forme, taille, texture, couleur et composition
    • les plus hauts niveaux donneraient des informations sémantiques comme "il s'agit d'une scène avec une voiture rouge à gauche et un oiseau qui vole (dans le ciel)" codées sous une forme efficace
    • Des niveaux intermédiaires pourraient aussi exister.

    En plus de la description du contenu, il peut être également nécessaire d'inclure d'autres informations comme :

    • Le format : par exemple le type de compression utilisée (JPEG) ou la taille. Cette information aide à déterminer si le matériau peut être lu par l'utilisateur.
    • Conditions d'accès aux matériaux. Cela pourrait inclure des informations concernant le copyright et le prix.
    • Liens vers d'autres matériaux intéressant.

     

    Nos programmes de formation de spécialistes à la valorisation des Patrimoines audiovisuels ont déjà inclus ces connaissances pour tous nos étudiants qui doivent être très conscients  des mutations continues des outils et des techniques.


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