Je
représente ici dans le Colloque au Département de Bibliothéconomie
et Documentation de la Faculté de Sciences de l’Information de
l’Université Complutense de Madrid et je veux remercier à
l’Université Paris 8, les organisateurs du Colloque et surtout M.
Guy Fihman par l ‘invitation à présenter cette intervention.
Le
patrimoine audiovisuel constitue un ensemble d’objets très différents.
La grande diversité de documents et matériaux que surgint dans le
procès de production et diffusion d’un document audiovisuel doivent
être conservés, restaurés et catalogués. Ils constituent le témoignage
historique de son temps et éclairent les liaisons entre les différentes
sources artistiques, techniques, industrielles et économiques
qu’intervient dans la réalisation et réception des oeuvres cinématographiques.
Définition
du patrimoine audiovisuel
Le
document audiovisuel apparaît au centre d'un ensemble plus vaste de
matériels et d'informations collectées et inclus dans les archives
audiovisuelles. Cet ensemble constitue le patrimoine audiovisuel. La définition
suivante est proposée
par l’Unesco :
Le
patrimoine audiovisuel comprend, sans que la liste soit limitative :
a) «
Les productions de son enregistré, productions radiophoniques,
productions cinématographiques, productions télévisuelles ou
autres, comprenant des images en mouvement et/ou des sons enregistrés,
que ces productions soient ou non essentiellement destinées à la
communication au public ;
b)
Les objets, les documents, les oeuvres et les éléments intangibles
ayant un rapport avec l'audiovisuel, qu'ils soient considérés d'un
point de vue technique, industriel, culturel, historique ou autre,
notamment les documents se rapportant aux industries du film, de la télévision
de la radiodiffusion et de l'enregistrement du son tels que la
documentation, les scénarios, les photographies, affiches, les
documents publicitaires, les manuscrits et les artefacts tels qu'équipement
technique et costumes ;
c)
Les concepts tels que la perpétuation de savoir-faire et
d'environnements en voie de disparition associés à la reproduction
et à la présentation de ces documents.
Dans
cette définition, le patrimoine audiovisuel comprend évidemment à
la fois le matériel textuel et les matériels "intermédiaires"
mentionnés ci-dessus qui sont
liés au document audiovisuel. Les scénarios, par exemple, font
partie de ce patrimoine parce que ce sont des scripts destinés à la
radio, à la télévision ou au cinéma, non parce que ce sont des scénarios.
Je
veux parler spécialement des archives de télévision : La télévision
affecte notre vie depuis la naissance jusqu’à la mort. La Tv nous
informe, mous amuse, nous éduque mais nous ne faisons presque rien ni
systématique ni assez sérieux pour préserver ces documents que sont
les programme de télévision.
Les
documents de télévision sont multiples, multiformes, incompatibles,
dépendants, opaques et ambiguës. Ils naissent obligatoirement, par
intérêt de la technique que ne prétend pas créer des documents
pour le futur sinon plutôt résoudre ses problèmes provoqués para
la transmission de l’information. Conséquence de cela c’est que
tous les décisions relatives à l’essence des documents sont pris
par les ingénieurs d’information et télécommunications mais pas
par les archivistes.
Ils
sont beaucoup des pays dont il n’y a pas une loi du patrimoine
relatif à la télévision et sont
les Télévisions qui prennent les décisions de préserver ou éliminer
les documents audiovisuels qu’ils créent.
Les principaux problèmes des archives de télévision sont :
1.
Conservation de matériaux très fragiles et dépendants
de technologies qui changent trop rapidement. Puis l’apparition du
support vidéo à la fin des années cinquante on a travaillé avec
beaucoup de formats différents qui exigent magnétoscopes divers. La
numérisation est déjà la réalité dans les télévisions et çà
pose des questions très
difficiles de résoudre pour la conservation et numérisation des
anciens supports.
2.
La restauration est encore peu développée et surtout très en
relation avec la numérisation, et ça c’est un grand change par
rapport le document original.
3.
Enjeux technologiques reliés avec le traitement du signal et
du message qui posent des nouvelles questions pour les travaux de
control, catalogage et repérage des clips vidéo.
4.
Représentation avec langages textuels, mais irruption de
l’image et du son dans les traditionnelles bases de données
documentaires.
5.
Sélection de matériaux conditionné par l’actualité
Les
archives de télévision posent formes diverses de diffusion et
communication parce qu’ils sont crées pour les objectifs suivants :
- Rediffusion
de programmes.
- Élaboration
de nouveaux produits d’après les matériaux d’archive.
- Rediffusion
de nouvelles ou fragment de nouvelles dans le contexte
d’informations actualisées.
- Utilisation
d’images de personnes, lieux ou thèmes comme ressources
d’illustration.
- Copie
administrative.
- Elaboration
de travaux de recherche par les entreprises de télévision ou par
les Universités, Partis Politiques, Organismes publics ou privés.
- Commercialisation
et vente aux organismes de télévision nationaux ou étrangers,
producteurs publicitaires ou au public.
- Outil
de référence historique.
- Diffusion
dans les circuits de vidéothèques.
- Nouveaux
usages domestiques : Câbles, télédistribution, éditions
vidéo.
Informatisation
de la Culture. Culture en ligne.
Internet
c’est la numérisation de la culture, la culture en ligne. Mais il
faut prendre des décisions sur qu’est-ce qu’il faut numériser et
pour que public. Internet permet mettre à la disposition des
utilisateurs des copies numérisés d’informations et documents
intouchables jusqu’à ce moment.
L'Internet
est de plus en plus utilisé pour transmettre des images et des sons.
Lorsque les limitations touchant la bande passante auront été
surmontées, la diffusion en temps réel d'images et de son de qualité
TV pourra devenir une réalité universelle. Le net est déjà utilisé
pour assurer la première diffusion de nouveautés audio, et les sites
web offrent des possibilités entièrement nouvelles d'accès à une
combinaison de texte, d'images et de sons sous une forme souple et
personnalisée.
Les
utilisateurs plus probables seront les chaînes de télévision et les
producteurs audiovisuels mais va être possible aussi une consultation
dirigée aux recherchistes, professeurs et étudiants.
Quelles
questions cela pose-t-il pour les archives audiovisuelles ? En tant
que support de communication, l'Internet possède au regard de
l'utilisateur final un énorme potentiel pour trouver et transmettre
des images et des sons. Il facilite également la recherche en direct.
Autrement dit, il démocratise l'accès à l'information à un degré
auparavant impossible. Ce qui soulève une nouvelle série de
questions en matière de droit d'auteur, de format et de technologie,
car les matériels d'une collection doivent être numérisés avant de
pouvoir passer sur le réseau.
La
numérisation explore activement le potentiel de conservation de
technologies digitales et autres copiant tout en également se
rappelant qu'il reste l’obligation essentielle de sauvegarder les
films initiaux pour aussi longtemps que possible. La distinction entre
l'accès digital et la conservation digitale est principale au rôle
archivistique pour de nouvelles technologies électroniques. Celles-ci
transforment déjà l'accès de film mais les archives devraient
insister sur le fait que certains critères rigoureux soient rencontrés
avant que de nouvelles technologies soient adoptées comme médias de
conservation. Ces critères incluent: (a) image et qualité de son égale
à l'original; (b) capacité de supporter la production de nouveaux éléments
de film sans perte significative d'image ou de bruit; (c) une longévité
archivistique (idéalement, 100 ans) à côté d'assurance que le matériel
de play-back serait disponible pendant un temps étendu; (d) capacité
à enregistrer en états raisonnables de la température et d'humidité;
(e) la capacité pour enregistrer des données du film initial au
besoin des restaurations;
et (f) un coût de copie pas plus grand que de film à film
Dans
l'âge de l'information maintenant que l'information visuelle peut être
transmise par une combinaison de nouveaux médias et de technologies
digitales, beaucoup de rôles s'ouvrent pour les archives
audiovisuelles. Mais pour tous les espoirs et promesses, leur futur
exact n'est pas du tout clair. Les archives deviendront des musées de
film? Deviendront-ils des nœuds sur l'omnibus de l'information?
Essayeront-ils d'offrir un intervalle des options? Les défenseurs des
nouvelles technologies prévoient que les archives publiques pourront
fournir des services à plus d'utilisateurs et aux sites éloignés,
bien que les coûts associés à la numérisation du matériel visuel
suggèrent que les associés privés soient nécessaires.
Cependant, les archives des chaînes privés de télévision,
au moins â l’Espagne, ont abordé le procès de numérisation
obligatoirement, et avec programmes et basses de données préparé
par des ingénieurs. Celles ci proposent des outils technologiques
pour le traitement automatique de l’information audiovisuel et ils
considèrent que les matériaux analogiques anciens doivent être éliminés.
Représentation
de contenu/Organisation hypermédia.
Internet
sont des contenues. La numérisation a impulsé aux archives les découvrant
un nouveau contexte de diffusion dont c’est possible surmonter les
limitations inhérentes aux caractéristiques des documents. Mais il
faut penser des nouveaux produit hypermédia pour diffuser le
patrimoine. Il faut appliquer les nouvelles techniques de catalogage
ajoutant les codes MPEG7 et les metadata DC. C ‘est nécessaire
penser des formes de représentation de toute sorte de documentation
relationé avec le patrimoine pour établir les liaisons correctes
parmi ces documents. On propose des hypermédia qui combinent les matériaux
provenant de :
BD
de film
BD
de techniques du film et de la télévision
BD
de matériaux
BD
d’équipes
BD
de personnes
BD
historiques et événementielles
BD
de producteurs, distributeurs, exhibitions
BD
de législation
BD
bibliographiques
BD
bandes du son
BD
photográphiques
BD
de presse
BD
de projets de restauration
Mais
pour qu’on puisse
utiliser de telle information, il lui est nécessaire de
commencer par la localiser. Au même moment, l'augmentation du nombre
d'informations potentiellement intéressantes rend la recherche de
plus en plus difficile. Des solutions sont dors et déjà proposées
pour faciliter la recherche d'information de type texte. En
effet, de nombreux moteurs de recherche sont accessibles sur le Web et
font même partie des sites les plus visités, ce qui montre une réelle
demande pour ce type de produit. Il n'est pour autant pas possible de
chercher des informations sur un contenu audiovisuel, puisqu'il
n'existe en général pas de descriptions reconnaissables de ce type
d'information. Dans certain cas particulier, des solutions existent
cependant. Des bases de données multimédia permettent aujourd'hui de
chercher sur le marché des images à partir de certaines caractéristiques
comme la couleur, la texture ou la forme d'objet dans l'image.
On
travaille à trois niveaux différents : Le Framework
ou marque général d’organisation qui serve de protocole aux échanges
entre systèmes, comme le Warwick Framework et le Resource Description
Framework (RDF). Le Model c’est la structuration sémantique
de données dont je signalerai Dublin Core, très souple et facile
d’appliquer à toute sorte de documents ou objets et MPEG-7 que par
son orientation multimédia j’expliquerais un peu. Le troisième
niveau c’est le format ou langage, la structuration
syntaxique des données : SGML et XML, entre des autres.
Objectif
de MPEG-7
MPEG
a commencé à mettre au point un nouvel outil de travail pour répondre
au problème décrit précédemment. Ce nouveau membre de la famille
MPEG, appelé "Multimédia Content Description Interface"
(MPEG-7) étendra les capacités de recherche limitées d'aujourd'hui
pour inclure d'autres types d'information. En d'autres termes, MPEG-7
va spécifier une description standard de différents types
d'informations multimédia. Cette description devra être associée au
contenu lui-même, comme metadata pour permettre la recherche
rapide et efficace des informations qui intéressent l'utilisateur.
Ces
"matériaux" incluent : images, graphiques, audio, vidéos
et de l'information sur comment ces éléments sont combinés dans une
présentation multimédia (scénario). La description peut être
attachée à n'importe quel matériau multimédia, quel que soit le
format de la représentation. Même si la description de MPEG-7 ne dépend
pas de la représentation du matériau, le standard s'appuie en un
certain sens sur le standard MPEG-4 qui fourni quant à lui les moyens
de coder des matériaux audiovisuels.
La
description standardisée des différents types d'information peut résider
en un certain nombre de niveaux sémantiques. Pour prendre l'exemple
d'un matériau visuel :
- un
niveau d'abstraction bas pourrait être la description de la
forme, taille, texture, couleur et composition
- les
plus hauts niveaux donneraient des informations sémantiques comme
"il s'agit d'une scène avec une voiture rouge à gauche et
un oiseau qui vole (dans le ciel)" codées sous une forme
efficace
- Des
niveaux intermédiaires pourraient aussi exister.
En
plus de la description du contenu, il peut être également nécessaire
d'inclure d'autres informations comme :
- Le
format : par exemple le type de compression utilisée (JPEG) ou la
taille. Cette information aide à déterminer si le matériau peut
être lu par l'utilisateur.
- Conditions
d'accès aux matériaux. Cela pourrait inclure des informations
concernant le copyright et le prix.
- Liens
vers d'autres matériaux intéressant.
Nos
programmes de formation de spécialistes à la valorisation des
Patrimoines audiovisuels ont déjà inclus ces connaissances pour tous
nos étudiants qui doivent être très conscients
des mutations continues des outils et des techniques.